Categories
Releases Together Videos

The story of Flowers and the making of ‘Island View’

Inside of the gatefold sleeve of Doom City – illustration: Xsullo
Roos, lead of Flowers:

Who would’ve thought that soon after the release of our debut album Doom City the whole world became pretty much a Doom City? A world floored by a virus. People wearing masks. Governments punishing citizens who gather in crowds. An apocalyptic image. And the worst of it all… no more concerts! (hehe)

Right before Covid-19 had hit Europe, we just finished a small tour in France. With a new drummer. Because just after the release of Doom City, the drummer of FLOWERS and one half of the duo, had decided she wanted to leave the project to make space for other things. Luckily Joris Frowein (Rats on Rafts, Lewsberg) wanted to jump in and join me on tour. 

FLOWERS at Le Temps Machine Tours, FR –  Photo: 2ème Rideau Association

There were more shows planned after that, but they all got cancelled due to the virus, like all the live shows for every other performer. We were all stuck in our houses. On our little private islands. Hoping it all will pass soon. Trying to make the best out of it. Trying to use the time as productive as possible. Looking for new routines, things to make, things to learn and things to do. Things you usually never have time for. (I heard so many stories of people exploring unknown territories, sometimes compulsively to not lose control or your mind.)

FLOWERS at Le Petit Bain Paris, FR – Photo: Céline Non

Through the Luik Music Twitch channel I started to do a lot of livestreams, collecting and playing ambient tunes (one of my favourite things to do) while making live drawings. It gave me a weekly routine, which was quite nice, to not go mad or get bored. I started learning more about coding, starting free Harvard courses and learning how to make Instagram face filters. Thinking, maybe things will get to normal at some point. But it didn’t.

After some weeks in these weird Corona times I slowly started to switch from missing playing shows, and waiting for venues to reopen again, to thinking about the future of FLOWERS. What would be something I would want to make next with this project? In a time without shows? And also with a change within the band. In these times I couldn’t do many things, but I could go into the studio alone… So I did.

I started to write some songs again and tried out new things with my guitar. Inspired by bands like Nadja, Sunn o))), other doom metal bands and ambient artists I started experimenting creating ambient drone doom. Just with my voice, my guitar, and some new pedals. I surrounded myself in a gloomy, sensitive, dark, but uprising atmosphere. And I am still in the writing process, but something is growing. I don’t know yet where it will lead me, but I do feel that it will grow from where I ended with Doom City – the ballad: Island View.

And today we’re releasing something special for this song, a visual ode to celebrate the one year anniversary of our debut album. A 360 Island View on a Doom City reality. Made by the magnificent artist Amos Mulder. So excited to share it. Hope you enjoy watching it.

And on top of this, more good news: last week (finally!) I was extremely happy to hear that one of our cancelled and rescheduled shows was actually happening. I was on stage again, after more than six months. Oh man, what a joy. Sharing your music with others, feeling the growl of my guitar, headbanging, listening to other bands live, talking with strangers and friends about music after the show. I feel so grateful this could happen. Hopefully we’ll play some more soon!

Listen to ‘Doom City’ LP by Flowers
Subscribe to our newsletter for more very cool stuff
Categories
Releases Together Videos

Migration, Europe, Guilt: la création de ‘Missed Shots (مشاعر فوضوية)’ avec Morgan Liesenhoff, réalisatrice.

Vous l’avez loupé, un des clips les plus ambitieux que Luik a sorti cette année? Toute première vidéo du tout premier single du tout nouveau projet de François Custers ‘Guilt‘, ‘Missed Shots (مشاعر فوضوية)’ donne un espace aux personnes immigrées. Morgan Liesenhoff, réalisatrice du clip, raconte l’aventure humaine vécue tout au long du processus de création de ‘Missed Shots’.

Bon je ne vais pas vous mentir, faire ce clip n’était pas une mince affaire.

Tout d’abord parce ce que c’était mon premier clip (je viens plutôt du documentaire) et puis parce que je devais le co-réaliser avec François, aka Guilt, qui se trouve être en fait mon partenaire de vie. Chacun avait à cœur sa mission: rester fidèle aux paroles pour François et rester attentive à la narration qui se dessine à travers les images choisies pour ma part. Finalement, même si on peut tous les deux être assez têtus, on a réussi à s’écouter mutuellement et à produire un résultat qui nous plaît encore plus que si on l’avait fait seuls. 

Je pense que le deuxième challenge, peut-être le plus important, était d’arriver à parler migration et difficulté d’intégration alors que ni François ni moi n’avons vécu ça. On s’est donc dit qu’il fallait impérativement collaborer avec les premiers.es concerné.es.

Nous avons d’abord fait un appel au partage d’images via plusieurs associations et plateformes de soutien aux réfugiés, notamment en Belgique et en Turquie. Notre première volonté était de monter un clip seulement à partir d’images tournées au smartphone par des personnes réfugiées lors de leurs voyage jusqu’en Europe ou d’images de leur quotidien aujourd’hui. 

Malheureusement cette idée s’est avérée un peu naïve car les smartphones sont souvent volés, confisqués ou cassés lors du voyage. Les rares images que l’on retrouve finalement dans le clip sont celles envoyées par Marie Tihon, une talentueuse photographe belge qui couvre, entre autre, les vagues migratoires depuis la Turquie (et dont je vous conseille fortement de découvrir le travail), et par Josoor, une association qui aide les migrants.

Au final, on a changé d’idée en décidant cette fois de mettre en relation des récits de réfugié.es, coincé.es aux portes de l’Europe ou vivant sur le sol européen avec ces plans des bâtiments et statues iconiques du quartier européen à Bruxelles. Par ce contraste, on souhaitait faire naître la réflexion autour du paradoxe de la symbolique portée par ces institutions, le rapport aux valeurs morales, démocratiques et humanitaires qui font la fierté de l’Europe et celles et ceux qui ne demandent qu’à avoir ces valeurs appliquées à eux.elles également. Il était important pour nous de jouer sur la symbolique, la métaphore, en concentrant le regard sur ces personnes dans leur humanité.

En plein confinement Covid, c’était évidemment impossible de nous déplacer en dehors de la Belgique et on a donc pris contact avec notre ami Dimitri Petrovic. Il nous a laissé utiliser des images de son documentaire The Way Back. Dans le film, on suit Hussein, un musicien qui part faire le voyage vers l’Europe qu’il a entrepris cinq ans plus tôt mais à contre sens. Il y emmène avec lui sa femme enceinte qu’il a rencontré en Belgique, pour qu’elle comprenne ce qu’il a traversé. Un très beau documentaire qui nous avait énormément touché.

Pour les images tournées en Belgique et en plein confinement (chut !), on a pu compter sur l’aide de Karam, qui a coécrit la chanson avec François. Né de parents palestiniens réfugiés en Syrie il a dû fuir son pays d’asile pour la Belgique après avoir critiqué le gouvernement de Bachar Al-Assad et rejoint la révolution syrienne. Aujourd’hui il travaille en tant que traducteur interprète pour Médecins Sans Frontières notamment.

Il nous a présenté à des amis réfugiés rencontrés à son arrivée en 2014. Ces rencontres ont été plus fortes les unes que les autres. Toutes leurs histoires étaient uniques et pourtant tous ont vécu l’injustice, le déracinement et bien souvent le rejet de l’Europe. Aujourd’hui ils se reconstruisent loin de leurs familles, de leurs amis. On retrouve en chacun d’eux une force de vivre et de se battre comme rarement on la croise.

C’est celle-ci qu’on a voulu mettre en avant dans le clip de Missed Shots. À travers des moments de vie simples, des regards assurés, parfois durs et confrontant, parfois empreints de douceur. Le clip ne veut pas imposer une histoire mais laisser libre champ à l’interprétation, approcher ces récits et visages pour ce qu’ils sont plutôt que pour ce qu’on en pense. Et laisser, en fermeture, l’appel de Karam Alhindi se déployer dans toute sa force, au travers d’une séquence où il se réapproprie la parole et la caméra.

Morgan Liesenhoff
PSSSST, ON A UNE SUPer NEWSLETTER…
Categories
Releases Together

Un vinyle, ça ne coûte pas cher.

Demain, nos disques à 15 euro passent à 18. Un vinyle de Luik =

Un groupe qui a travaillé et investi des années pour produire cet album, un studio et une équipe technique, un graphiste, un réalisateur de clip, une usine de pressage, un Damien, un Jean-Baptiste, une Juliette, qui auront coordonné tout ce petit monde des mois durant. Et encore plein d’autres gens, de talent et de passion.

Nous avons toujours pris le parti de vendre nos disques peu cher, parfois carrément à perte, pourvu qu’ils appartiennent aux gens et qu’ils voyagent. Aujourd’hui, après 5 ans de développement du label et des groupes, ces trois petits euro sont devenus plus précieux et importants à mettre en valeur. Merci à vous, nous continuons à mettre plein de petits cadeaux dans vos colis, promis.

TO LE SHOP pour les derniers vinyles à 15 balles.
Artisans du son
Pssssst, abonne-toi à notre newsletter
Categories
Together

Petit label indépendant en confinement

Disparition du live, ventes physiques qui stagnent, question du livestream… On témoigne dans cette carte blanche de la situation particulièrement délicate qu’on traverse. On vous explique aussi le boulot qu’on fait, parce que finalement, c’est quoi un label?

Retrouvez le texte intégral dans une carte blanche Focus Vif et des morceaux mis en lumière dans un bel article sur Moustique, merci les amis.

Zoom vie: Endless Dive
Zoom vie: Wuman
Categories
Together

Simon Beaudoux: Ma Belgique, de Nameless à ENDZ.

Les histoires avec Simon, elles commencent quand on est encore pas vraiment des adultes. On était une bande de jeunes, rassemblés autours de nos premières bribes de musique. Il y avait Loïc (Endz) et son premier groupe De Profundis, c’était ma première rencontre avec le “rock indé belge” en 1997 — il devait y avoir aussi Moxie et Sharko, à l’époque. Et puis Alex (Dour Festival) qui avait monté le premier webzine musical francophone “Nameless”, pour lequel je m’étais essayé à écrire deux ou trois trucs à propos de, sans doute, Mogwai et/ou je ne sais plus trop quoi. C’est comme ça que j’ai croisé Simon, de Exsonvaldes à Finalistes. Voilà son histoire.
Alex Stevens et Simon Beaudoux

En 1998 je ne suis même pas majeur, mais déjà fan de rock belge. Je prends le Thalys pour aller enregistrer quelques reprises de Zita Swoon à Sprimont, avec Alex Stevens, qui a créé le webzine Nameless, dans lequel j’écris parfois.

Je me souviens lui dire que je trouve “The Ideal Crash” de dEUS super. Il me dit que dEUS, c’était mieux avant.

Je repars à Paris avec le minidisc d’un super album. C’est “45 minutes”, de Flexa Lyndo. Je me souviens de plusieurs concerts de Flexa Lyndo à Paris. En particulier un, à la Guinguette Pirate, quelques jours avant le 11 septembre 2001. Je fais la connaissance de Loïc, le chanteur.

Loïc Bodson, guitare/voix de Endz par Gael de Flexa Lyndo

Je me souviens des premières parties de Flexa Lyndo avec mon groupe Exsonvaldes. A Lille, à Rouen, à Nancy, à Paris. Loic, ou Alex, me présente aussi Thomas, qui est à l’époque batteur de Venus. Et qui viendra nous aider sur une résidence d’Exsonvaldes, à Roubaix. Personne ne le sait encore (sauf lui, peut-être) mais il sortira longtemps après un disque magnifique sous le nom Cabane.

Je me souviens des 5 ans du webzine Nameless à l’Escalier, à Liège. Nous jouons avec Exsonvaldes. Il y a aussi Discochoc, premier groupe de Damien de It It Anita et Luik Music (Damien fera bien des années plus tard la pochette de notre album “Lights”). Il y a aussi Girls in Hawaii, avec qui nous avons déjà joué à la Soundstation, grâce à Anthony, et dont nous ferons ensuite plusieurs premières parties en France et en Belgique, croisant à nouveau Flexa Lyndo, ou Austin Lace.

Je me souviens du concert de Pinback à la Soundstation. De la fête de Venus à l’AB pour la fin de leur tournée. 

Je me souviens des compilations JauneOrange. Du festival de Dour avec Greg et Benoît. Et de Braine-L’Alleud.

Je me souviens du marché aux puces de Bruxelles, un matin après avoir dormi chez Lionel.

Je me souviens d’une reprise de “Love is a better way to travel”, tube perdu de Girls in Hawaii.

Je me souviens de Denis.

Je me souviens du vin du Loir-et-Cher bu à Liège avec Alex et Elena. Du CU Festival et de l’album bleu de Weezer joué en intégralité.

Je me souviens de la promo de “Lights” à Bruxelles. En interview, la journaliste de La Dernière Heure a fait une comparaison très flatteuse entre les textes de l’album et “La Route”, de Cormac McCarthy. Je me souviens que l’interview n’est jamais parue.

Je me souviens d’un bar à Namur, d’une discussion sur Michael Jackson. De l’anniversaire d’Alex à Liège avec Karkwa, et d’un concert à Bruxelles avec Loïc et Kevin. Et du Poulicroc. Du Brussel Summer Festival. 

Je me souviens du premier album de ENDZ, et d’un concert à l’Olympic, avec Fred.

Exsonvaldes à Liège par Mathieu Drouet
Damien Aresta, guitare/voix de It It Anita, label manager de Luik Music
BOX’SON à Jarville La Malgrange par Gael de Flexa Lyndo
Exsonvaldes au Brussel Summer Festival

Je me souviens que pour toutes ces raisons, quand Loïc, Fabrice, Kevin, Damien et Jean-Baptiste ont proposé que Luik et Finalistes s’associent pour sortir le deuxième album de ENDZ, j’ai trouvé que c’était une idée géniale.

“Harmed” sort ce vendredi 13 mars. Le groupe présentera ce nouvel album au Botanique de Bruxelles le 18 mars et au 1999 de Paris le 9 avril.

Pour acheter ou écouter l’album c’est ici et voilà le clip de “Ashamed” réalisé par Mathieu Frances (Ennemi Public).

Tu peux lire ici une autre histoire d’amour de la musique racontée par Max Roy de Lysistrata: la création du label Grabuge Records.

Categories
Together

Grabuge: on est toujours mieux servi par quelqu’un qui nous aime.

Max Roy, c’est la basse et Une des voix de Lysistrata (math-rock, post-rock, post un peu de tout, et surtout putain de génial). Leur dernier album “Breathe In/Out” est sorti en octobre 2019 sur Vicious Circle, Luik Music ET Grand Hotel Van Cleef. toutes ces histoires d’amour ont fini par donner naissance à leur propre label: grabuge. max vous raconte. longue vie au rock indépendant.
Grabuge Records Illustré

C’est en écrivant cette petite histoire dans le train que je me rends compte que Grabuge Records a déjà 1 an, c’était le 1er Février 2019. 1 an c’est le temps qu’on a mis à se décider pour monter le label. On a hésité. Ne voulant pas se lancer dans quelque choses de compliqué, nous voulions juste aider des groupes comme on pouvait avec nos contacts et sortir des disques quand les groupes n’avaient pas de label. Trouver des dates quand ils n’ont pas de tourneurs et les aider à trouver des gens bienveillants pour les accompagner sont aussi le but de Grabuge.

Flipper x Eurosonic 2018 avec Damien

Nous avions été très touchés par l’aide de Blandine Tissot Rosset à l’époque de L’Ogre Rouge (big love) ou de Damien avec Luik Records qui nous ont beaucoup aidé au début de Lysistrata. Ce sont des gens magnifiques qui donnent, créent et partagent de l’amour en permanence.

L’idée a germé au Festival Détonation à La Rodia (Besançon). C’est dans ce festival qu’on a découvert le groupe Truckks et c’était complètement fou ce soir là. Ils jouaient sur la scène du Vladkistan ; scène à même le sol, caisson de basse dans une poubelle, des cris et du pogo.

Suite à ce live, nous les avons invité à notre release party à Bordeaux en Novembre 2017. Ça a très vite collé entre nous, autant humainement que musicalement. En concert c’était comme un mélange d’honnêteté et de violence. C’est rare de voir des jeunes de 17 ans de moyenne d’âge qui te crachent à la gueule les vérités du monde moderne. Nous avons fait le tour des labels et bookeurs que nous connaissions et personne ne semblait motivé pour les aider. C’est à peu près à ce moment la que dans le camion on s’est dit « Sortons leur disque ! » Et voilà le travail ! 

Moulin de Brainans avec les Truckks

Chaque sortie est un coup de coeur. Moloch/Monolyth sont arrivés sans prévenir avec un commentaires sur f***book disant que leur dernier album était stocké dans un disque dur depuis trop longtemps. Quand notre album fut sorti, nous les avons aussi invité (avec Truckks) à L’Iboat en 2017, c’était la fête. 

Notre dernière sortie est « Point Fingers » de The Guru Guru. On les sort en collaboration avec les amours de Luik Records d’ailleurs.  Quand The Guru Guru nous a demandé de sortir leur disque, nous étions vraiment étonnés car nous ne nous connaissions pas vraiment et on avait l’impression d’être encore un trop petit label pour sortir ce genre d’album ; peut être la peur de ne pas être à la hauteur. Nous avions déjà entendu des morceaux de l’album car nous avions joué avec eux à L’Atelier 210 à Bruxelles. C’était vraiment la grosse claque.

Pour ce qui est de la suite, nous sommes en plein dedans. Des choses pointent le bout de leur nez et on a vraiment hâte !

On est toujours mieux servi par quelqu’un qui nous aime.

Si vous n’avez pas encore été frappé par la foudre (voir Lysis en live) écoutez le grand patron de Vicious Circle VOUs mettre l’eau à la bouche.

++ de rock, de pogo, de teuf : notre fête au Petit Bain, comment It It Anita m’a e*luiké

Categories
Together

Luik Music x Fauchage Collectif. Birthday au Petit Bain à Paris.

On l’a fait! Notre soirée parisienne avec du rock, du/des punk, du gâteau, des pogos, de l’amour avec un grand A. La soirée n’avait même pas commencé qu’on était déjà triste qu’elle se termine. Il y a des moments comme ça où l’on préfèrerait que les minutes s’écoulent à l’envers.

Cette soirée Luik x Fauchage c’était une en fait une grosse colonie de vacances mais pour adultes, sur un bateau, pendant une nuit et les effets secondaires qui vont avec. Mais c’est aussi la preuve qu’on peut faire des choses chouettes dans la musique en créant des rencontres, avec des groupes et des gens déments. Je me rappelle l’émotion que j’ai ressenti devant Angle Mort & Clignotant qui nous font confiance depuis un bail et de les voir jouer ce soir là devant une foule (très vite) conquise alors qu’on a connu les caves à (moins de) 30 personnes ensemble c’était très fort. Je retiens surtout cette foule qui s’agitait non stop, sans débordement pour autant et qui était là juste pour kiffer un max et aussi cette phrase qu’on m’a sorti ce soir là « putain c’est génial mais vous êtes vraiment complètement taré.e.s » bah ouais mon gars.

Léa de Fauchage

On a investi le Petit Bain de manière très naturelle. Si Paris n’est pas toujours une ville qui paraît simple et accessible, cette petite grande péniche t’adopte immédiatement et t’offre une vue imprenable sur le AccorHotel Arena. En plus, les gens de Fauchage nous ont tout de suite mis à l’aise, c’était comme se regarder dans un miroir. À peine arrivé, on est allé au Franprix vider leur stock de Kro pour remplir nos loges, et ce petit magasin, croyez-nous, c’est un peu the place to be. À deux pas du pont d’Inception, des meufs trop sympas, on a même mangé une crêpe et bu du cidre avec Yvette. Big up Franprix de Bercy.

Backstage toilettes

Le top départ c’était Léa et Damien (les PDG) qui soufflent les bougies sur 5 années de vie pour la musique des autres. JB et moi on mixait dans la Cantine devant personne donc on a tout raté sauf la photo de groupe, mais je peux imaginer que les gens ont applaudi et un peu crié “whooo” et même peut-être chanté “Joyeux anniversaire”. On a tous mixé, DJ Petty Thug a passé des tubes, et JB SATAN a balancé la sauce dans un set mémorable de 18 minutes avec Léo à 4h du matin. En ce qui concerne les backstages : des bières bues un peu trop vite, des flight cases qui s’accouplent dans le couloir, des autocollants, un cor de chasse.

Bryan / It It Anita

Les concerts étaient dingues, mais surtout, les gens. C’est un sentiment incroyable de faire une salle remplie si loin de chez nous, de sentir que ces groupes qu’on aime reçoivent aussi l’amour de tant d’inconnus. À 5h30 le son se coupait, nous laissant déjà orphelin de cette fête presque trop attendue.

Mss Frnce

Merci Fauchage Collectif pour le gros de l’organisation, recevoir 6 groupes avec des guitares sur une péniche c’est du boulot. Merci à tous nos amis venus de loin, une bonne partie de tous les gens qu’on aime étaient là.
Merci Angle Mort et Clignotant, Casse-gueule, It It Anita, La Jungle, MSS FRNCE et FLOWERS. Merci à l’équipe cool du Petit Bain.

Tu veux encore une belle histoire de fête? On était à l’Eurosonic.

Tu veux de belles histoires autours de It It Anita? Y’en a ici.

Categories
Together

Comment It It Anita m’a e*luiké (de France).

Tout commence un vendredi soir à Vendôme aux Rockomotives (big up au passage).

J’étais présent pour représenter Radio Béton (big up 2). Comme cela arrive souvent lors des directs radios, un groupe que je ne connais que depuis quelques heures se retrouve en face de moi pour répondre à mes questions et celles d’un de mes plus vieux camarades de plateau radio (big up Nathan). Donc ce groupe, des Belges, c’était It It Anita. Le stress est palpable de notre côté, mais le calme qu’impose le groupe nous fait forte impression et nous contamine (big up aux pangolins x coronavirus). Quelques heures plus tard, devant la salle (le Minotaure), je souhaite la bonne soirée à un ami venu voir The Do. Et là, la grâce me touche, des échos lointains me font faire demi-tour et je quitte mon pote. Je dis cette phrase: “désolé j’y vais, mais ça sonne comme At the drive in”. Quelques secondes plus tard, je suis devant. Grosse guerre… c’était en 2015 et mon amour pour It It Anita commence.

La vie fait son opprobre et les années passent (seulement trois). À ce moment de ma vie, j’avais accompli un de mes objectifs principaux: arrêter de travailler en radio et me former au milieu de “l’industrie musicale.” Ensuite, hasard du calendrier, je suis en plein dans mon stage de fin d’études dans le cadre des formations d’Issoudun (big up LFI) et j’arrive à négocier ma présence au festival le plus important pour moi (Aucard de Tours) car Sopico (big up la 75e session), que j’accompagne dans le cadre de ce stage, y joue. Et devinez qui d’autre y joue ? It It Anita. Ce n’était pas la première fois que je les revoyais, mais c’était un signe de l’univers (j’aime bien quand on ressent ces moments ou tu te demandes presque si ce n’est pas le Truman Show). Concert de dingue, ambiance joyeusement apocalyptique. La vidéo ici (filmé par Nivek et Ludo <3 ):

Fin de concert, une envie me prend: aller parler au groupe. J’avais compris qu’un label avait été créé par eux (Luik Records, big upcetion) du coup, direction le stand de merchandising. Et là, je sors tout. Que je me forme dans le milieu de la musique, que je me spécialise dans le droit d’auteur, que je veux travailler de la musique qui me parle, que je veux pas aller à Paris, que du coup allez je m’installe à Liège et on fait des trucs avec Luik. Et là Damien me dit qu’il hésite à arrêter notamment parce qu’il est tout seul (il était encore seul à gérer Luik Records, et il ne se contentait pas de défendre It It Anita mais aussi plein d’autres projets cools que vous pouvez découvrir partout ici ou ici ou ). C’était le 9 juin 2018. Le soir même, la décision était prise. Et en septembre, devinez qui commença à dire “oufti”, “poreau” et “nonante” ?

Forcément il fallait que j’en parle dans Luik Stories car j’avoue qu’en 2015 durant les slams, chenilles et battles de break dance (c’était le bordel ce concert), jamais j’aurais cru qu’une telle aventure humaine se profilerait 3 ans plus tard. 

Ca c’est une photo que j’ai prise sur le retour d’Eurosonic. C’est pour dire que la lumière on peut la voir partout, sauf quand on met des lunettes de soleil. Ce qui, je trouve, colle parfaitement à ce que je dis plus haut…

Si tu veux lire comment It It Anita a e*luiké Arnaud, notre booker des Flandres, tu peux lire son histoire ici.

Categories
Together

Comment It It Anita m’a e*luiké (de Flandres).

Ik kom er eigenlijk nu pas achter dat die ene avond tijdens de Gentse Feesten mij gebracht heeft tot waar ik nu sta. Op 22 juli stond ik in het bouwvallig cafeetje Kolonie, een plek die 10 dagen lang concerten organiseerde als crowdfunding. Die bewuste avond stonden Hypochristmutreefuzz en It It Anita geprogrammeerd. Ik ging initieel voor die geflipte Gentse cross-over tussen Death Grips en Kanye West. Het was echter It It Anita dat mij die avond compleet overdonderde. Ik had ze al enkele keren live gezien, maar met die furieuze songs uit de aanstormende plaat ‘Laurent’ raakte ik helemaal overtuigd. Het was dus eigenlijk liefde op het tweede gezicht en ik begon de band te volgen als een zestienjarige puber.

Ik wist overigens dat die ene gitarist met zijn potske, head honcho was bij Luik Records, een label dat mij enorm aansprak. Ik sprak de beste man – Damien voor de vrienden – na een razende doortocht aan in Het Depot in Leuven ergens in december 2018. Een maand later kreeg ik de vraag of ik het team wilde vervoegen. Daar kon een notoire muziekliefhebber als ik geen nee tegen zeggen. Luik Music opent deuren voor mij en steunt de familie – Fambly voor de vrienden – in zijn zoektocht in deze soms erg moeilijke branche. It is een branche van vallen en opstaan, maar no matter what er gebeurt, deze Fambly staat altijd klaar om je op te vangen. En ik stoom me klaar om die boekingsmailtjes door jullie strot te rammen, zij het met veel liefde.

It It Anita / Gentse Feesten, Kolonie 23.07 / Bryan et Elliot
It It Anita / Gentse Feesten, Kolonie 23/07 / Mike
It It Anita / Gentse Feesten, Kolonie 23.07 / Damien

Benieuwd hoe JB, onze publisher uit Frankrijk, dankzij It It Anita geluikt werd? Lees zijn verhaal hier!

Categories
Together

Eurosonic 2020. Lettre d’amour à notre métier.

On était à l’Eurosonic 2020. La première édition vraiment tous ensemble, depuis que Luik Records « tout court » est devenu Luik Music. C’était un peu une clôture, celle d’une grosse année de développement, et aussi un peu l’ébauche du nouveau départ de notre structure.

Dans l’équipe, on a tous avancé dans le noir à un moment ou un autre, on s’est planté parfois, on s’est rattrapé, on a appris, et petit à petit, on a surtout compris pourquoi la vie nous avait jetés les uns auprès des autres à ce moment précis. Liés par les valeurs de la musique indépendante et par notre envie de rester libres, c’est la passion, l’intuition, qui guident nos choix dans notre travail. Ce travail plein de sens où l’on réalise les choses car on en a tout simplement l’envie. Les artistes que nous représentons, les personnes qui travaillent autour de ces projets musicaux, qui les défendent, les écoutent, s’y intéressent, les autres structures, les autres passionnés… nous sommes tous unis par un lien humain, dans un milieu humanisant : la musique indépendante.

Mur à crasses de Groningen

L’Eurosonic, c’est un festival de showcases où tous les professionnels de la musique d’Europe se retrouvent. C’est l’un des plus gros événements pro de l’année. Après nos rendez-vous all day long, c’était concert by night. On a revu Scalping, qui nous avait déjà bien foutu une claque au club de l’Ancienne Belgique à l’occasion du FiftyLab. Il y avait aussi la classe de Camilla Sparksss au Vera, l’énergie dingue d’Emilie Zoé, et on a pas pu entrer voir MADMADMAD mais on sait que c’était bien.

Emilie Zoé au Vera

Groningen, on s’y sentait bien. À 14h30 du matin on allait prendre notre café/croissant chez Spaak, un très cool espresso bar qui fait en même temps magasin de vélo. Vu qu’on dormait entassé dans un camping-car, Spaak c’était notre demi-lounge d’hôtel.

Un instant ESNS qu’on oubliera pas : The Brums jouent devant un Der Aa-Theater plein, les gens crient, dansent, en demandent plus, ne quittent pas la salle pour attendre un rappel en tapant du pied. Il y a des belges qui soutiennent, beaucoup d’inconnus, et nous. On a chaud au coeur, on est fier, on pense à la suite, on se voit sur la lune, c’est normal.

Les gens devant The Brums

Pour tout ça, Luik Music va travailler dur, continuer à pousser plus loin, à porter de nouveaux projets et de nouvelles idées, à s’ancrer dans de nouvelles amitiés, à écouter de la musique… pour protéger et nourrir ce précieux microcosme dans lequel on se sent vivant. Alors on aura toujours trop de travail, mais notre secret c’est qu’on adore ça et que trop, c’est pas près d’être assez.

Si tu veux suivre nos aventures et celles de nos artistes, abonne-toi à notre newsletter et suis-nous sur les réseaux sociaux, mais surtout reviens ici!

T-shirt “Bruxelles Vie” Goûte mes Disques sur Pablo, tout ce qu’il y a de cool à Bruxelles en terme de musique.