Categories
Together

Simon Beaudoux: Ma Belgique, de Nameless à ENDZ.

Les histoires avec Simon, elles commencent quand on est encore pas vraiment des adultes. On était une bande de jeunes, rassemblés autours de nos premières bribes de musique. Il y avait Loïc (Endz) et son premier groupe De Profundis, c’était ma première rencontre avec le “rock indé belge” en 1997 — il devait y avoir aussi Moxie et Sharko, à l’époque. Et puis Alex (Dour Festival) qui avait monté le premier webzine musical francophone “Nameless”, pour lequel je m’étais essayé à écrire deux ou trois trucs à propos de, sans doute, Mogwai et/ou je ne sais plus trop quoi. C’est comme ça que j’ai croisé Simon, de Exsonvaldes à Finalistes. Voilà son histoire.
Alex Stevens et Simon Beaudoux

En 1998 je ne suis même pas majeur, mais déjà fan de rock belge. Je prends le Thalys pour aller enregistrer quelques reprises de Zita Swoon à Sprimont, avec Alex Stevens, qui a créé le webzine Nameless, dans lequel j’écris parfois.

Je me souviens lui dire que je trouve “The Ideal Crash” de dEUS super. Il me dit que dEUS, c’était mieux avant.

Je repars à Paris avec le minidisc d’un super album. C’est “45 minutes”, de Flexa Lyndo. Je me souviens de plusieurs concerts de Flexa Lyndo à Paris. En particulier un, à la Guinguette Pirate, quelques jours avant le 11 septembre 2001. Je fais la connaissance de Loïc, le chanteur.

Loïc Bodson, guitare/voix de Endz par Gael de Flexa Lyndo

Je me souviens des premières parties de Flexa Lyndo avec mon groupe Exsonvaldes. A Lille, à Rouen, à Nancy, à Paris. Loic, ou Alex, me présente aussi Thomas, qui est à l’époque batteur de Venus. Et qui viendra nous aider sur une résidence d’Exsonvaldes, à Roubaix. Personne ne le sait encore (sauf lui, peut-être) mais il sortira longtemps après un disque magnifique sous le nom Cabane.

Je me souviens des 5 ans du webzine Nameless à l’Escalier, à Liège. Nous jouons avec Exsonvaldes. Il y a aussi Discochoc, premier groupe de Damien de It It Anita et Luik Music (Damien fera bien des années plus tard la pochette de notre album “Lights”). Il y a aussi Girls in Hawaii, avec qui nous avons déjà joué à la Soundstation, grâce à Anthony, et dont nous ferons ensuite plusieurs premières parties en France et en Belgique, croisant à nouveau Flexa Lyndo, ou Austin Lace.

Je me souviens du concert de Pinback à la Soundstation. De la fête de Venus à l’AB pour la fin de leur tournée. 

Je me souviens des compilations JauneOrange. Du festival de Dour avec Greg et Benoît. Et de Braine-L’Alleud.

Je me souviens du marché aux puces de Bruxelles, un matin après avoir dormi chez Lionel.

Je me souviens d’une reprise de “Love is a better way to travel”, tube perdu de Girls in Hawaii.

Je me souviens de Denis.

Je me souviens du vin du Loir-et-Cher bu à Liège avec Alex et Elena. Du CU Festival et de l’album bleu de Weezer joué en intégralité.

Je me souviens de la promo de “Lights” à Bruxelles. En interview, la journaliste de La Dernière Heure a fait une comparaison très flatteuse entre les textes de l’album et “La Route”, de Cormac McCarthy. Je me souviens que l’interview n’est jamais parue.

Je me souviens d’un bar à Namur, d’une discussion sur Michael Jackson. De l’anniversaire d’Alex à Liège avec Karkwa, et d’un concert à Bruxelles avec Loïc et Kevin. Et du Poulicroc. Du Brussel Summer Festival. 

Je me souviens du premier album de ENDZ, et d’un concert à l’Olympic, avec Fred.

Exsonvaldes à Liège par Mathieu Drouet
Damien Aresta, guitare/voix de It It Anita, label manager de Luik Music
BOX’SON à Jarville La Malgrange par Gael de Flexa Lyndo
Exsonvaldes au Brussel Summer Festival

Je me souviens que pour toutes ces raisons, quand Loïc, Fabrice, Kevin, Damien et Jean-Baptiste ont proposé que Luik et Finalistes s’associent pour sortir le deuxième album de ENDZ, j’ai trouvé que c’était une idée géniale.

“Harmed” sort ce vendredi 13 mars. Le groupe présentera ce nouvel album au Botanique de Bruxelles le 18 mars et au 1999 de Paris le 9 avril.

Pour acheter ou écouter l’album c’est ici et voilà le clip de “Ashamed” réalisé par Mathieu Frances (Ennemi Public).

Tu peux lire ici une autre histoire d’amour de la musique racontée par Max Roy de Lysistrata: la création du label Grabuge Records.

Categories
Together

Grabuge: on est toujours mieux servi par quelqu’un qui nous aime.

Max Roy, c’est la basse et Une des voix de Lysistrata (math-rock, post-rock, post un peu de tout, et surtout putain de génial). Leur dernier album “Breathe In/Out” est sorti en octobre 2019 sur Vicious Circle, Luik Music ET Grand Hotel Van Cleef. toutes ces histoires d’amour ont fini par donner naissance à leur propre label: grabuge. max vous raconte. longue vie au rock indépendant.
Grabuge Records Illustré

C’est en écrivant cette petite histoire dans le train que je me rends compte que Grabuge Records a déjà 1 an, c’était le 1er Février 2019. 1 an c’est le temps qu’on a mis à se décider pour monter le label. On a hésité. Ne voulant pas se lancer dans quelque choses de compliqué, nous voulions juste aider des groupes comme on pouvait avec nos contacts et sortir des disques quand les groupes n’avaient pas de label. Trouver des dates quand ils n’ont pas de tourneurs et les aider à trouver des gens bienveillants pour les accompagner sont aussi le but de Grabuge.

Flipper x Eurosonic 2018 avec Damien

Nous avions été très touchés par l’aide de Blandine Tissot Rosset à l’époque de L’Ogre Rouge (big love) ou de Damien avec Luik Records qui nous ont beaucoup aidé au début de Lysistrata. Ce sont des gens magnifiques qui donnent, créent et partagent de l’amour en permanence.

L’idée a germé au Festival Détonation à La Rodia (Besançon). C’est dans ce festival qu’on a découvert le groupe Truckks et c’était complètement fou ce soir là. Ils jouaient sur la scène du Vladkistan ; scène à même le sol, caisson de basse dans une poubelle, des cris et du pogo.

Suite à ce live, nous les avons invité à notre release party à Bordeaux en Novembre 2017. Ça a très vite collé entre nous, autant humainement que musicalement. En concert c’était comme un mélange d’honnêteté et de violence. C’est rare de voir des jeunes de 17 ans de moyenne d’âge qui te crachent à la gueule les vérités du monde moderne. Nous avons fait le tour des labels et bookeurs que nous connaissions et personne ne semblait motivé pour les aider. C’est à peu près à ce moment la que dans le camion on s’est dit « Sortons leur disque ! » Et voilà le travail ! 

Moulin de Brainans avec les Truckks

Chaque sortie est un coup de coeur. Moloch/Monolyth sont arrivés sans prévenir avec un commentaires sur f***book disant que leur dernier album était stocké dans un disque dur depuis trop longtemps. Quand notre album fut sorti, nous les avons aussi invité (avec Truckks) à L’Iboat en 2017, c’était la fête. 

Notre dernière sortie est « Point Fingers » de The Guru Guru. On les sort en collaboration avec les amours de Luik Records d’ailleurs.  Quand The Guru Guru nous a demandé de sortir leur disque, nous étions vraiment étonnés car nous ne nous connaissions pas vraiment et on avait l’impression d’être encore un trop petit label pour sortir ce genre d’album ; peut être la peur de ne pas être à la hauteur. Nous avions déjà entendu des morceaux de l’album car nous avions joué avec eux à L’Atelier 210 à Bruxelles. C’était vraiment la grosse claque.

Pour ce qui est de la suite, nous sommes en plein dedans. Des choses pointent le bout de leur nez et on a vraiment hâte !

On est toujours mieux servi par quelqu’un qui nous aime.

Si vous n’avez pas encore été frappé par la foudre (voir Lysis en live) écoutez le grand patron de Vicious Circle VOUs mettre l’eau à la bouche.

++ de rock, de pogo, de teuf : notre fête au Petit Bain, comment It It Anita m’a e*luiké

Categories
Releases Videos

“See You Naked” d’Annabel Lee, les backstages du tournage.

“See You Naked” est le deuxième single tiré de l’album “Let The Kid Go” qui sortira le 20 mars 2020 sur Luik Music. Pour marquer le coup et célébrer ce clip dont on est très fier, Audrey vous parle de comment on en arrive à boire des bières à poil sur un tournage. Tu peux aussi déjà pré-commander ton vinyle rien qu’à toi à partir d’aujourd’hui!

Audrey Marot, lead d’Annabel Lee:

À la base, on partait sur un clip pour le morceau Astronaut, track d’ouverture de notre nouvel album, « Let The Kid Go ». On avait même contacté Dirk Frimout, et il nous avait même répondu. Il n’était pas vraiment chaud à participer au tournage, mais il nous souhaitait bonne chance avec Annabel Lee. Avec Alex, on séchait un peu niveau « quoi et comment » pour ce clip. Et puis il a eu l’idée de clipper « See you naked », avec des gens tout nus. Simple, basique.

©Mat Gol

Niveau costumes, c’était l’idéal, ça n’allait pas nous coûter trop cher, contrairement à ce putain de costume d’astronaute. Après, il fallait trouver les figurants. J’en ai eu certains à l’usure, à coups de « si si je te jure ça va bien donner », tandis que d’autres ont plutôt vu ça comme un défi personnel. Et puis il y a ceux qui ont traversé la Belgique en train pour se mettre à poil sur deux scènes et faire la vaisselle, les vieux amis d’enfance. Sans parler de Juju, la « euse », qui à la base devait juste venir maquiller quelques figurants, qui au final en a vu passer une trentaine, et puis qui surtout s’est elle-même retrouvée nue sur un escalier en marbre avec de parfaites inconnues.

©Mat Gol

Se mettre à poil devant les autres, c’est pas rien, et moi-même je redoutais un peu le moment où ça allait être mon tour. Mais en fait, il y avait tellement une bonne ambiance sur le tournage que se désaper devant tout le monde, au beau milieu de la pièce, était maintenant banal. La bienveillance et la confiance régnaient. Tout le monde se baladait de scène en scène à moitié à poil en buvant des Jupiler, et tout ça était devenu tout à fait normal. Tout le monde y est passé, sauf Mat Gol, mais il a encore fait des super clichés alors on lui pardonne.

©Mat Gol

Un grand merci à Charlotte, à Florian et dikke merci à Alex, qui a encore fait preuve d’une patience et d’un professionnalisme hors pair. Alex, personne n’efface des couilles qui dépassent aussi bien que toi, vivement le prochain.
J’ai fini d’écrire ces lignes et mon café est super froid. Le café, il est toujours soit trop chaud, soit trop froid, j’arrive jamais à le capter au bon moment.

>> Ici tu peux pré-commander, streamer Annabel Lee

>> Tu veux encore une histoire de tournage? Alaska Gold Rush sur le tournage de ‘Camouflage’

Categories
Releases Videos

Alaska Gold Rush, sur le tournage de ‘Camouflage’

L’album d’Alaska Gold Rush ‘Camouflage’ sort le 28 février 2020, et on fête sa release au Botanique le 8 mars.

À partir d’aujourd’hui tu peux déjà pré-commander ton vinyle.

Pendant la résidence que le groupe a fait au Botanique, on était tous dans la salle de la Rotonde à rire en essayant de définir leur style musical. Finalement, c’est ‘FREE FOLK GARAGE’ qui est resté, on trouve ça vraiment cool, donc on s’est dit qu’on allait en faire des stickers et des t-shirts.

Tournage de ‘Camouflage’

Renaud Ledru (guitare et voix) :

  • Il n’y a eu aucun trucage.
  • Nicky et moi on n’aime pas du tout les Beatles. C’est un des points qui m’a convaincu pour prendre Nicky comme nouveau batteur. On trouvait ça cool de mettre ça en scène dans un clip.
  • J’ai déchiré le t-shirt préféré de Nicky lors du tournage, il m’en veut encore un petit peu.
  • C’est du vrai purin que je lui ai écrasé au visage sans le prévenir. Il a beaucoup toussé après.
  • La mayonnaise était 100% bio.
  • Tout est fait en un seul plan séquence qu’on a coupé par endroits au montage. On a juste refait la scène plusieurs fois. Mais vu qu’on manquait de stock de frites, on devait à chaque fois ramasser les frites froides par terre pour reremplir le cornet.Il y avait plein de gravillons dans les dernières prises et ça fait pas du bien quand il lance les frites dans les yeux.
  • Le disque de Lionel Richie est chez moi et n’a pas été abîmé, heureusement. Pour celui des Beatles, la situation est différente.