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The story of Flowers and the making of ‘Island View’

Inside of the gatefold sleeve of Doom City – illustration: Xsullo
Roos, lead of Flowers:

Who would’ve thought that soon after the release of our debut album Doom City the whole world became pretty much a Doom City? A world floored by a virus. People wearing masks. Governments punishing citizens who gather in crowds. An apocalyptic image. And the worst of it all… no more concerts! (hehe)

Right before Covid-19 had hit Europe, we just finished a small tour in France. With a new drummer. Because just after the release of Doom City, the drummer of FLOWERS and one half of the duo, had decided she wanted to leave the project to make space for other things. Luckily Joris Frowein (Rats on Rafts, Lewsberg) wanted to jump in and join me on tour. 

FLOWERS at Le Temps Machine Tours, FR –  Photo: 2ème Rideau Association

There were more shows planned after that, but they all got cancelled due to the virus, like all the live shows for every other performer. We were all stuck in our houses. On our little private islands. Hoping it all will pass soon. Trying to make the best out of it. Trying to use the time as productive as possible. Looking for new routines, things to make, things to learn and things to do. Things you usually never have time for. (I heard so many stories of people exploring unknown territories, sometimes compulsively to not lose control or your mind.)

FLOWERS at Le Petit Bain Paris, FR – Photo: Céline Non

Through the Luik Music Twitch channel I started to do a lot of livestreams, collecting and playing ambient tunes (one of my favourite things to do) while making live drawings. It gave me a weekly routine, which was quite nice, to not go mad or get bored. I started learning more about coding, starting free Harvard courses and learning how to make Instagram face filters. Thinking, maybe things will get to normal at some point. But it didn’t.

After some weeks in these weird Corona times I slowly started to switch from missing playing shows, and waiting for venues to reopen again, to thinking about the future of FLOWERS. What would be something I would want to make next with this project? In a time without shows? And also with a change within the band. In these times I couldn’t do many things, but I could go into the studio alone… So I did.

I started to write some songs again and tried out new things with my guitar. Inspired by bands like Nadja, Sunn o))), other doom metal bands and ambient artists I started experimenting creating ambient drone doom. Just with my voice, my guitar, and some new pedals. I surrounded myself in a gloomy, sensitive, dark, but uprising atmosphere. And I am still in the writing process, but something is growing. I don’t know yet where it will lead me, but I do feel that it will grow from where I ended with Doom City – the ballad: Island View.

And today we’re releasing something special for this song, a visual ode to celebrate the one year anniversary of our debut album. A 360 Island View on a Doom City reality. Made by the magnificent artist Amos Mulder. So excited to share it. Hope you enjoy watching it.

And on top of this, more good news: last week (finally!) I was extremely happy to hear that one of our cancelled and rescheduled shows was actually happening. I was on stage again, after more than six months. Oh man, what a joy. Sharing your music with others, feeling the growl of my guitar, headbanging, listening to other bands live, talking with strangers and friends about music after the show. I feel so grateful this could happen. Hopefully we’ll play some more soon!

Listen to ‘Doom City’ LP by Flowers
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Migration, Europe, Guilt: la création de ‘Missed Shots (مشاعر فوضوية)’ avec Morgan Liesenhoff, réalisatrice.

Vous l’avez loupé, un des clips les plus ambitieux que Luik a sorti cette année? Toute première vidéo du tout premier single du tout nouveau projet de François Custers ‘Guilt‘, ‘Missed Shots (مشاعر فوضوية)’ donne un espace aux personnes immigrées. Morgan Liesenhoff, réalisatrice du clip, raconte l’aventure humaine vécue tout au long du processus de création de ‘Missed Shots’.

Bon je ne vais pas vous mentir, faire ce clip n’était pas une mince affaire.

Tout d’abord parce ce que c’était mon premier clip (je viens plutôt du documentaire) et puis parce que je devais le co-réaliser avec François, aka Guilt, qui se trouve être en fait mon partenaire de vie. Chacun avait à cœur sa mission: rester fidèle aux paroles pour François et rester attentive à la narration qui se dessine à travers les images choisies pour ma part. Finalement, même si on peut tous les deux être assez têtus, on a réussi à s’écouter mutuellement et à produire un résultat qui nous plaît encore plus que si on l’avait fait seuls. 

Je pense que le deuxième challenge, peut-être le plus important, était d’arriver à parler migration et difficulté d’intégration alors que ni François ni moi n’avons vécu ça. On s’est donc dit qu’il fallait impérativement collaborer avec les premiers.es concerné.es.

Nous avons d’abord fait un appel au partage d’images via plusieurs associations et plateformes de soutien aux réfugiés, notamment en Belgique et en Turquie. Notre première volonté était de monter un clip seulement à partir d’images tournées au smartphone par des personnes réfugiées lors de leurs voyage jusqu’en Europe ou d’images de leur quotidien aujourd’hui. 

Malheureusement cette idée s’est avérée un peu naïve car les smartphones sont souvent volés, confisqués ou cassés lors du voyage. Les rares images que l’on retrouve finalement dans le clip sont celles envoyées par Marie Tihon, une talentueuse photographe belge qui couvre, entre autre, les vagues migratoires depuis la Turquie (et dont je vous conseille fortement de découvrir le travail), et par Josoor, une association qui aide les migrants.

Au final, on a changé d’idée en décidant cette fois de mettre en relation des récits de réfugié.es, coincé.es aux portes de l’Europe ou vivant sur le sol européen avec ces plans des bâtiments et statues iconiques du quartier européen à Bruxelles. Par ce contraste, on souhaitait faire naître la réflexion autour du paradoxe de la symbolique portée par ces institutions, le rapport aux valeurs morales, démocratiques et humanitaires qui font la fierté de l’Europe et celles et ceux qui ne demandent qu’à avoir ces valeurs appliquées à eux.elles également. Il était important pour nous de jouer sur la symbolique, la métaphore, en concentrant le regard sur ces personnes dans leur humanité.

En plein confinement Covid, c’était évidemment impossible de nous déplacer en dehors de la Belgique et on a donc pris contact avec notre ami Dimitri Petrovic. Il nous a laissé utiliser des images de son documentaire The Way Back. Dans le film, on suit Hussein, un musicien qui part faire le voyage vers l’Europe qu’il a entrepris cinq ans plus tôt mais à contre sens. Il y emmène avec lui sa femme enceinte qu’il a rencontré en Belgique, pour qu’elle comprenne ce qu’il a traversé. Un très beau documentaire qui nous avait énormément touché.

Pour les images tournées en Belgique et en plein confinement (chut !), on a pu compter sur l’aide de Karam, qui a coécrit la chanson avec François. Né de parents palestiniens réfugiés en Syrie il a dû fuir son pays d’asile pour la Belgique après avoir critiqué le gouvernement de Bachar Al-Assad et rejoint la révolution syrienne. Aujourd’hui il travaille en tant que traducteur interprète pour Médecins Sans Frontières notamment.

Il nous a présenté à des amis réfugiés rencontrés à son arrivée en 2014. Ces rencontres ont été plus fortes les unes que les autres. Toutes leurs histoires étaient uniques et pourtant tous ont vécu l’injustice, le déracinement et bien souvent le rejet de l’Europe. Aujourd’hui ils se reconstruisent loin de leurs familles, de leurs amis. On retrouve en chacun d’eux une force de vivre et de se battre comme rarement on la croise.

C’est celle-ci qu’on a voulu mettre en avant dans le clip de Missed Shots. À travers des moments de vie simples, des regards assurés, parfois durs et confrontant, parfois empreints de douceur. Le clip ne veut pas imposer une histoire mais laisser libre champ à l’interprétation, approcher ces récits et visages pour ce qu’ils sont plutôt que pour ce qu’on en pense. Et laisser, en fermeture, l’appel de Karam Alhindi se déployer dans toute sa force, au travers d’une séquence où il se réapproprie la parole et la caméra.

Morgan Liesenhoff
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Jeremy Walch: sur le tournage de “Surfing” avec Sebal

Dans la grande famille Luik, nous avons la chance de pouvoir compter un bon nombre d’artistes talentueux. Sébastien Alouf a.k.a Sebal c’est vraiment le haut du panier en terme d’amitié, de bonté, de douceur, et de création. On vous parle d’une tête pensante qui comptabilise certainement trois fois plus d’idées à la minute qu’une personne dite “standard”… C’est d’autant plus à propos de vous parler de Sebal maintenant qu’il nous concocte en ce moment-même un clip pour le grand retour d’un groupe qui frétille d’impatience depuis presque deux ans…

En juin 2019, Jeremy Walch sortait son clip pour Surfing, réalisé par Sebal. On vous fait re-découvrir cette pépite, avec quelques bonus.

Le vrai clip
Le faux clip

Le tournage sauvage, c’était une journée ensoleillée à la Côte d’Opale sur la grande plage déserte de Tardinghen.

Une bâche peinte par Arnaud Koole présent sur le tournage pour superviser son utilisation. Envol poétique de la fresque à 1’50”.

Le crew qui a passé une très bonne journée à la mer.

Le morceau “Surfing” fait partie de la tracklist de l’excellent “Scarlet”, l’album de surf pop que Jeremy a pondu en Australie et qu’on vous invite aussi à (ré)-écouter, allez ZOU. Si c’est le gros coup de coeur, le vinyle s’achète ici.

Plus dE SECRETS de tournage
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Annabel Lee: première tournée et apocalypse.

Audrey Marot, lead d’Annabel Lee:

Notre première tournée avait pourtant débuté sous les meilleurs auspices. Vankou nous avait fait un Tetris aux petits oignons, tout rentrait dans ma voiture, alias « le corbillard ». Le soleil brillait, on avait un carton de bières de l’Ermitage dans le coffre, notre date à Lorient était finalement maintenue et on était excités comme des gosses. Nos seules préoccupations ? Faire fonctionner l’écran de l’autoradio et savoir où on allait s’arrêter pour manger.

Arrivée à Saint-Sauvant, date 1: on réceptionne nos disques qui sont arrivés juste à temps, on les écoute, tout est nickel. Accueil de dingue, cadre incroyable, logement à l’hôtel en face du lieu ; le pied.

Date 2, Angers, ça dérape. Hugo, notre batteur, tombe malade. Genre vomissements, fièvre et tout le tralala. Pas pour rigoler. On l’a donc envoyé chez le médecin en s’imaginant déjà faire la date à deux, Vankou et moi. A contre cœur, bien entendu. Good news, pas de coronavirus pour notre nanard national, une petite pharyngite. Hugo puisera dans ses dernières ressources pour faire le concert avec nous, et assurer jusqu’au bout. Trop bien. La salle est pleine, on vend du merch, tout roule.

Le lendemain, on joue à Nantes, date 3, et c’est moi qui ai la crève. J’ai mal à la gorge et ce que j’expectore n’est pas beau à voir. Vankou avait été bien inspiré de m’offrir un sirop aux plantes spécialement pour la voix. « Tiens, cadeau pour ta première tournée, moi ça m’a déjà pas mal sauvé ». On lutte, les conditions ne sont pas au top, mais on tient le coup. Le tenancier du bar a des problèmes avec le voisinage et on doit jouer super bas. Mais il semblerait que le public soit tout de même conquis.

Date 4, direction Rennes. La nuit a été réparatrice et tout le monde va mieux. C’est notre petit Vankou qui a un peu du mal ce jour-là, perturbé par sa nuit rythmée au son des « à l’aide » miaulés par le chat derrière la porte. Arrivés à Rennes, on retrouve la petite Marie. Cidre, galettes complètes, on est bien. « Vous êtes bien, putain ». Direction la salle où on retrouve notre ingé son Nini, les mecs de Galère (Xavier, leur batteur, est aussi ancien batteur d’Annabel Lee, c’est cool de le revoir), c’est la teuf. Une fois de plus, il y a du monde au concert, et on vend du merch. On hallucine un peu, c’est trop cool. Avant de repartir, on a rendez-vous avec Fanny chez Buzztattoo, et on y passe tous les trois, histoire d’immortaliser la tournée.

Date 5, le Galion, Lorient (Charlouze-sur-mer). On est dans la voiture, il pleut, on écoute des chansons tristes, et je pleure sous mes lunettes de soleil. On apprend que tout commence à fermer et que les dates s’annulent à la pelle. On a deux concerts en Belgique deux jours après, et ça semble compromis. On sound check, on dîne, et la salle ne se remplit pas. On est déçus, on se dit que c’est probablement notre dernier concert avant belle lurette. Et puis finalement, le public arrive en masse à 22h, pile à l’heure. Pas de four pour notre première tournée, donc. Un four, c’est quand tu joues devant genre le barman, l’ingé son et le gars qui fait les entrées. (Moi qui étais vierge des tournées, je ne connaissais pas ce terme).

Le lendemain, retour en Belgique. Le chat de J-B, notre hôte, a pissé sur mon écharpe, c’est l’enfer. Après quelques courses aux halles, on prend la route. C’est moi qui fais les premières heures tandis que tout le monde somnole. « Hugo sérieux c’est bizarre ce petit bruit quand j’appuie sur l’accélérateur ». « Non non t’inquiète c’est normal ». « Ouais avec Black Sheep on a déjà eu ça aussi, pas de stress » rétorque Vankou. Deux heures après, on était sur la bande d’arrêt d’urgence avec la voiture en panne. Le fameux corbillard, tu te souviens ? Une dépanneuse plus tard, on se retrouve à poireauter sur le parking de Pont-l’Évêque (comme le fromage), à 3h30 de la Belgique. On est vendredi, il est 17h30, en pleine crise de coronavirus, autant dire que c’est pas gagné, et la meuf de l’assurance en a pas grand-chose à faire. Pas possible d’avoir un véhicule de remplacement, surtout une familiale avec suffisamment de place que pour pouvoir ramener le matos ; la cocotte au bout du fil nous propose de rentrer en train, avec le matos sur les genoux. Heureusement, Jeff le papa de Vankou se dévoue pour venir nous chercher avec sa camionnette. On attend, on va boire un coup dans le troquet du coin, on mange des frites. L’autoradio refonctionne pour la première fois de la semaine, ce bâtard. Jeff arrive tel le messie et on rentre à Mouscron. Tous nos concerts sont annulés jusqu’à nouvel ordre. À la déprime post-tournée s’ajoutent la solitude et la quarantaine, chacun chez soi.

Je viens de recevoir un mail de Denis Tranquille (!!!) le garagiste chez qui on a laissé ma voiture à Pont-l’Évêque :

Bonjour,

Nous sommes fermés depuis hier, votre véhicule peut être récupéré après la fin du confinement. Désolé pour le dérangement.

Cordialement.

Notre premier album “Let the kid go” est sorti ce vendredi 20 mars. J’ai fait un petit live en solo depuis la maison, histoire de marquer un peu le coup et de se mettre du baume au coeur.

Revoir le live sur la chaîne Twitch de Luik
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“Ashamed” de Endz, la naissance du single.

Fabrice Detry de Endz vous raconte le tournage de ashamed. l’album ‘HARMED’ sort ce vendredi 13, pré-commande!

Ashamed
A castle made of sand in Korea
Donald meeting Kim diarrhea

L’envie de donner son avis, sur tout, sur rien, sans arrêt. Voilà l’idée derrière Ashamed, notre dernier single. Pour une fois, nous allons laisser parler le troll qui sommeille en nous. Rendez-vous à l’area 42 en ce matin d’avril, pour peaufiner notre hymne à la vacuité. La musique est prête. Un chanson pop à la reverb garage, ostensiblement répétitive et chantée sans chichi, sur un ton limite cartmannien. Le plan, c’est de recréer le bourdon lancinant que l’on ressent à la lecture d’un newsfeed mal calibré, et d’imiter notre tonton Jackie, ou Raymond Calbuth, qui organise le monde depuis son canapé. Tout fout le camp, on vous le dit nous !

Avec Endz, il nous arrive d’écrire à trois. Ca fait bizarre, mais ça paie. Enfin, ça ne paie pas vraiment. Bref, on est toujours un peu gênés au début, de s’asseoir tels des gentils garçons pour écrire collégialement un texte. Mais c’est ça qu’est cool avec Endz. On laisse tomber notre vieil ego décati pour se poser en équipe. Là, nos cerveaux encore embués de la veille ne voient pas d’inconvénient à coucher les croustis qui apparaissent sur nos smartphones : Yvette Horner nous a quittés, Donald Trump a vu deux Kim, l’une Kardashian, l’autre Jong-Un. « Comme quoi, avoir des gros seins, ça aide », intervient un habitué des bas de page. En ce matin d’avril également, Kanye adore être bipolaire. Un prêtre s’est fait raccourcir dans son église et les Américains ne savent toujours pas qui est Johnny « Holiday ». Ashamed, ashamed, ashamed. C’est vrai ça, c’est honteux !

En plein coeur du mois de février, nous avons l’idée un peu folle d’écrire, tourner et monter un clip en quelques jours pour ce single. Il n’y a peut-être plus de sous dans la musique, mais les musiciens ont toujours… leur bande. Rendons ici hommage à tous ceux qui répondent présents avant même que nous sollicitions leur aide : Yasmina, Matthieu, Antoine, Val, Charlotte, Piet, Jill, Céline et tous les autres. Sans eux, pas de clip, nada, rien.

Et bisous à nos nouveaux labels, Luik Music et Finalistes : Juliette, Damien, Simon, JB, Nathan et les autres qu’on oublie. Ca fait du bien de se sentir accueillis et épaulés par une nouvelle famille. Sans vous, le monde serait  plus vilain. Vous n’êtes pas très raisonnables de sortir des disques en 2020, laissez-nous quand même vous le dire !

Allez c’est l’heure d’aller promener notre méchant troll dans un clip. L’acteur, c’est Antoine Plaisant, rappelez-vous de ce nom. Antoine Plaisant, dit « Plaisant », dit Mr Fox. En vrai, il est sympa comme tout !

Pré-commande ‘Harmed’ / Stream ‘Ashamed’ / Tickets release party Botanique

++ d’histoires de tournage et de gens nus: Annabel Lee ‘See You Naked’

++ de frites: Alaska Gold Rush sur le tournage de ‘Camouflage’